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Le parcours

de Pordic (Le Petit Havre) à Saint-Quay Portrieux (Port d’échouage, Le Portrieux)

Le littoral de Pordic à Saint-Quay Portrieux en passant par Binic et Étables sur Mer est constitué de petites criques et de plages entourées de falaises de schiste et de quartz. Elles composent un paysage côtier sauvage et très découpé. Cette côte qui s’étend de Saint-Brieuc jusqu’à Paimpol, face à l’archipel de Bréhat.est appelée Côte du Goëlo,

Pordic

Commune côtière, Pordic bénéficie du caractère sauvage de sa côte à falaises. Longée par le sentier des douaniers celle-ci offre des vues sur l’ensemble de la baie de St Brieuc, de Paimpol au cap Fréhel.

Sa façade maritime laisse de temps à autre la place à de petites plages (Le petit Havre), ou à des grèves de galets (Barillet, Port Jéhan)..

Avec une altitude moyenne d’environ 100 mètres, elle occupe une partie du plateau qui entoure la baie de Saint-Brieuc. Ce plateau est entaillé par des vallées profondes, dont plusieurs délimitent le territoire de la commune (Parfond de Gouët, Rodo, Ic, ruisseau du Vau Madec).

Avant 1836, l’Ic séparait Pordic (Port d’Ic en 1206, Pordic en 1229) du port de Binic.
Le nom de Pordic viendrait du port situé à l’embouchure de l’Ic (« port d’Ic ») qui faisait partie autrefois du territoire pordicais. Il dépend aujourd’hui de celui de Binic, commune créée au début du 19ème siècle par démembrement partiel de celles d’Étables-sur-Mer et Pordic.

Au 19ème siècle et pendant la première partie du 20ème siècle, la commune de Pordic apparaissait comme une commune rurale traditionnelle avec cependant une activité maritime importante liée à la pêche côtière traditionnelle (Petit Havre), et surtout aux emplois fournis par la grande pêche à la morue (Binic, Saint-Quay-Portrieux et Paimpol) ainsi qu’à des activités annexes, comme des corderies.

Durant la Seconde Guerre mondiale, les Allemands installèrent quatre bunkers dans le hameau du Vaudic. Ils avaient pour objectif de protéger le port de Binic situé à deux kilomètres.

  • Le petit Havre

Crique de sable et galets, très abritée, on peut y pratiquer pêche à pied et baignade. On y trouve une digue submersible du 18ème siècle, (ancien amarrage sur pieux de bois).

Au port de l’Hermot, encore appelé “Port de l’Armor” (en 1881) ou Havre de Pordic (Petit-Havre), il existait avant 1864 un petit môle en enrochements, de 1 mètre environ de hauteur, à l’abri duquel venaient s’échouer 4 canots. Cet enrochement semble avoir été réalisé à l’origine, pour servir de pêcherie et ensuite de digue abri.
En 1863-64, un projet de port-refuge fut réalisé, avec la construction d’une jetée-abri, prolongée par un musoir. Cette digue subit régulièrement des avaries à cause de son exposition aux vents de Nord à Nord-Est. Elle fut en partie détruite vers 1880 : musoir affaissé et brise mer rompu sur 19 mètres. A cette époque, 6 canots fréquentaient le petit port. La digue ne fut réparée qu’en 1922, mais sans travaux d’exhaussement supplémentaire. Les cartes postales anciennes datées du 1er quart du 20ème siècle montrent le Petit-Havre fréquenté par moins d’un dizaine de bateaux de pêche, avec parfois un amarrage sur des pieux en bois. Aujourd’hui, le Petit-Havre n’est plus fréquenté par des bateaux, en raison de la concurrence des ports de Binic et de Saint-Quay-Portrieux. La qualité submersible de la digue, son manque d’aménagement et son ensablement continu, ont participé à la déshérence de ce havre portuaire, fréquenté uniquement aujourd’hui par les pêcheurs à pied et les baigneurs.

  • La grève de Port-Jéhan

  • La pointe de Brehin

Binic

  • La plage de la Banche

La Banche est la plus grande plage de Binic (600 m de long). On y trouve une piscine d’eau de mer avec pataugeoire et un club de plage pour animer les journées des plus jeunes.

  • Le Port

Le port de plaisance de Binic-Étables-sur-Mer dispose de 455 places dans le bassin à flot et de 170 places dans l’avant-port d’échouage.

  • L’avant-port

C’est une plage encadrée de pierres : des rochers à chaque extrémité et la digue la surplombant. Au-dessus de la plage, le sentier des douaniers offre un point de vue sur la mer. La plage de l’avant-port devient touristique à partir de 1906 avec la construction des premières cabines de bain en bois. La rampe en zigzag dite Suavé-Galerne est construite avant 1939. Le tunnel sous la falaise du Goulet est construit pendant la Seconde Guerre mondiale par les soldats allemands.

  • La pointe de la Rognouze

  • La plage du corps de garde

Elle située dans un décor plus sauvage et est nettement moins fréquentée que les deux précédentes. A la limite avec les plages d’Étables sur mer, elle est entourée par la pointe de la Rognouze et la pointe du Corps de Garde (ou pointe de Trouquetet).

  • La pointe de Trouquetet (ou pointe du Corps de Garde)

Un armateur négociant, avait acheté en 1840 la lande et toute la pointe de Chaumont (Pointe de Trouquetet)  qu’il devait défricher par la suite en 1848. Il demanda plus tard en 1874, un chemin d’accès à la grève, situé dans la falaise escarpée, entre Binic et Etables”, pour y construire “un mur de soutènement” et y réaliser un “dépôt de pierres”. Il demanda aussi à ériger une croix de granite sur le rocher Jean Denis, dont il fit ensuite l’acquisition. En 1880, il réalisa une rampe d’accès et en 1883 des murets de soutènement en pierres sèches.
La plage du Corps de Garde servit de port d’amarrage à l’Ecole de voile de Rognouze (Base nautique départementale) de 1959 à 2000

Étables sur Mer

Étables-sur-Mer s’appelait autrefois Étables-les-Grottes, en référence aux diverses grottes que l’on peut trouver dans le granit en bord de mer. Le nom est devenu Etables-sur-Mer par décret du 14 mai 1949.

  • Plage des Godelins

Ce sont des agriculteurs, devenus un peu marins, qui avaient jusqu’alors assuré cette existence paisible. La légende voulait que la demeure des korriganes se situe le long de ses côtes. Truffées de grottes ou de simples anfractuosités, presque toutes éboulées aujourd’hui, elles abritaient les fées hantant les grèves et les falaises.

  • Pointe du Vau Burel

  • La plage du Moulin

La plage du Moulin débouche de la vallée fortement encaissée où coule le ruisseau du Ponto, qui alimentait autrefois le moulin de la Grève.

La plage du Moulin était autrefois un lieu d’extraction de sable par les cultivateurs. Le Syndicat d’initiative insiste régulièrement pour obtenir une “réglementation plus rigoureuse de l’enlèvement des sables”. Les voitures à cheval stationnent régulièrement sur les plages, ce qui aboutit en 1931 à l’organisation d’une police des plages.

Le sable était utilisé pour réparer les bâtiments agricoles ainsi que la maison d’habitation. Les maçonneries obtenues restaient souvent humides à cause du sel. Un tombereau de sable était souvent déversé dans la cour de la ferme, il servait au jeu des enfants.

Saint-Quay-Portrieux

Apparu avec le développement des bains de mer au début du XXe siècle, le tourisme, tirant profit d’un littoral pittoresque et de la présence de plusieurs plages, reste une activité importante. La commune, classée station balnéaire, offre en particulier des opportunités pour la pratique des sports nautiques.

Saint-Quay-Portrieux est aujourd’hui le 6e port de pêche français et la capitale de la coquille Saint-Jacques en France. Le port est géré par la Chambre de commerce et d’industrie des Côtes-d’Armor. Le port de Saint-Quay-Portrieux est composé d’un port d’échouage et d’un port en eau profonde. La construction de ce dernier débuta en 1988 et dura deux ans. Le plan d’eau est d’une superficie de 17 ha, offrant 950 anneaux de plaisance, 70 anneaux “visiteurs” et 120 anneaux pour la pêche.

Tous les 3 ans au mois d’avril se déroule à Saint-Quay-Portrieux la fête de la coquille St-Jacques. La prochaine édition aura lieu en 2018.

  • Parc Départemental du Port es Leu

Au début du 20ème siècle, il y avait encore le Petit Port-es-Leu et le Grand Port-es-Leu dont un estran est plus sablonneux. Ils étaient séparés par des rochers de faible hauteur, que prolonge aujourd’hui le quai Richet, avec ses hauts murs de soutènement et les enrochements de défense contre la mer. Avant la construction du quai Richet en 1974, la mer venait mouiller les murs de soutènement des maisons riveraines. Port Es Leu connut comme les plages voisines les premières cabines de bains, qui firent leur apparition au 1er quart du 20ème siècle.

Les aménagements récents (3ème et 4ème quart 20ème siècle, entre 1960 et 1980) de la grande jetée (enrochements et plateforme avec parapet en béton, réalisés en 1973) et de l’aire de carénage, ont modifié considérablement la physionomie de cette petite anse, pour l’adapter aux nouveaux usages de la plaisance. Les bâtiments de l’ancienne criée (datés de 1980) ont ainsi été affectés à une école de voile ; un chantier naval s’est installé. Aujourd’hui un projet d’aire de carénage est en cours, qui devrait encore transformer considérablement la physionomie du Port Es Leu.

  • Le port d’échouage

Ce petit port à échouage conserve tout le caractère d’un petit port breton et vit au gré des marées, dans la plus pure tradition bretonne… Ancien port de pêche et de marchandise, le Portrieux est aujourd’hui voué à la plaisance. Il se termine par une plage de sable fin interdite à la baignade.

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